Récit de trek en Islande par Adrien Wehrlé : Jour 1

Récit de trek en Islande par Adrien Wehrlé : Jour 1
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Récit de trek en Islande par Adrien Wehrlé du Team Solentbay

À l’occasion de la semaine de l’Islande, nous partageons avec vous le récit de trek d’Adrien Wehrlé, membre du Team Solentbay, qui a parcouru l’Islande en autonomie quasi complète en Juin 2017. Voici son récit.

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Jour 1

 

Levés de bonne heure, concentrés sur notre itinéraire et sur les conditions météorologiques très variables donnant son caractère unique à l’Islande, nous entamons notre première journée à 8h30. Nous étions les seuls à partir pour cet itinéraire. En effet, le trek était encore fermé jusqu’à la mi-juin à cause d’un enneigement trop important en altitude et du niveau encore très élevé des rivières: nous n’avons donc rien laissé au hasard et étions des plus préparés.

Cette journée, en plus d’être la première, était également l’une des plus physiques de notre trek: 28km, 1035m+/860m- de dénivelés, les sacs totalement chargés à 26kg et 20kg pour mon coéquipier. Malgré un départ à seulement 25m d’altitude, nous apercevions rapidement les premiers névés le long de notre ascension entre l’Eyjafjallajökull (célèbre pour son éruption en 2010) et le Myrdalsjökull. En effet, beaucoup de guides islandais soutiennent que 1000m d’altitude sur l’île correspondent à 3000m dans les Alpes… Compréhensible quand on sait que le Vatnajökull, le deuxième plus grand glacier d’Europe, peine à atteindre les 2000m d’altitude à son point culminant.

Notre objectif à la mi journée était le refuge du Baldvinskali située à 909m d’altitude. C’est après une dernière ascension dans la neige, présente de manière permanente à partir de 600m d’altitude, que nous l’avons rejoint aux alentours de 14h. C’était sous un soleil de plomb et un ciel quasiment dénué de nuages que nous avons mangé notre premier repas lyophilisé, au menu de ces 7 prochains jours.

Notre peau accusait les rayonnements, si forts à cette altitude, et commençait à rougir. Les lunettes étaient tout simplement indispensables pour pouvoir garder les yeux ouverts. La température quant à elle était passée de 10 degrés à un peu moins de 5 degrés (gradient d’environ 0,6°C/100m), gants et bonnet de mise, même avec ce temps. C’est ensuite qu’après des enchaînements de montées et descentes très raides dans la neige, nous sommes arrivés au point culminant de notre journée à 16h20: le Mòdi (1061m) qui est avec le Magni l’un des deux cônes volcaniques formés durant l’éruption de 2010. S’en est suivit une descente très rapide dans la neige (« ski sur chaussures  de randonnée », des pointes à près de 10km/h!). Une fois la terre à nouveau dénudée, la descente s’est également avérée parfois dangereuse et escarpée avant d’arriver à Thorsmörk (203m), un lieu- dit que nous avons atteint vers 21h pour y passer la nuit.

Deuxième jour et suite du récit, à lire ici : Trek en Islande épisode 2

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